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8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 06:06

De l'ombre à la petite lumière !!

TSF2011.jpg

 Avant toute chose, la TSF Millet est une compétition en équipe. Je vais en mesurer l'importance, pour ma première participation à l"évènement.

David toujours blessé j'ai recherché en fin de semaine, un équipier vétéran. Ce n'est finalement que jeudi soir que j'arrive à contacter Marc Arvin-Bérod. C'est un compétiteur très fort qui fait partie du Team Ertips ski-alpinisme. De plus avec gentillessse il m'invite à venir chez lui dès le vendredi soir.

Le voyage depuis Jausiers va être long et fatigant. De plus ma semaine a été compliquée, avec beaucoup de travail, d'énergie dépensée et de faitgue accumulée. Je vais même éclater un pneu sur l'autoroute, mais heureusement au moment où j'arrivais au péage d'Albertville. Ouf !

Passage au vieux campeur, briefing à Faverges, 40 minutes de route pour aller chez Marc, repas, préparation du matériel et enfin au dodo. C'est déjà tard.

 

Le premier jour de la TSF se déroule sur massif de la Tournette au départ de Belchamp. Avec Marc nous arrivons en avance sur la zone. Echauffement tranquille.

dscf0988_jpg.jpg

 

Le départ est donné en haut d'un champ, qu'il va falloir redescendre, peaux sous les skis, avec un virage à 180° à droite puis au bas du champ un autre à gauche. Vu le monde, cet effet de style a été "chaud" avec une grosse bagarre.

Nous partons pour 2500 mètres de dénivelé, 6 montées et 4 portages avec les crampons.

Immédiatement je me place à l'avant de la course. Marc n'est pas loin et le rythme supportable. Après le premier portage sous le refuge, nous sommes bien placés en 6 ème position avec l'équipe Bordet-Vittoz. Les trois premières montées vont se passer ainsi et tout va bien. Au début de 4ème montée je ressens le début de crampes à l'adducteur de la jambre droite. Je suis inquiet et mon rythme va commencer à baisser. La gestion est surtout difficile dans les portages raides où il faut lever les pieds hauts. Les descentes sont techniques, dans une neige changeante et beaucoup de rochers affleurants. Il y aura du reste pas mal de dégât en matériel, mais aussi humains puisqu'un  des concurrents sera évacué en hélicoptère pour un traumatisme au genou. dscf1013_jpg.jpgPour la 5 ème montée nous nous faisons dépasser par une autre équipe. Marc me prend alors avec l'élastique. Cette aide est la bienvenue. Je reprends de la cadence et mon esprit est à nouveau tourné vers la course, car juste avant mes idées s'échappaient vers mes préoccupations de travail et d'autres petits soucis de la vie quotidienne. A la 6 ème et dernière montée, nous sommes rejoints par l'équipe Pommeret-Chaix avec qui nous basculons pour la dernière descente, en huitième position. J'ai mal au jambes mais j'arrive à gérer. Au premier tier de cette longue descente il y a une petite montée en pas de patineur pour passer au refuge. Je fais deux poussées et de manière fulgurante, une énorme crampe raidie mon adducteur droit. Je m'écroule au sol en hurlant. La douleur est terrible et je ne peux rien y faire. Je suis dépité et je vois Marc un peu déboussolé par mes réactions. Je voudrais bien me relever, passer au-dessus du mal et poursuivre mais c'est impossible. Je pense même à abandonner. Un contrôleur vient jusqu'à moi pour m'étirer la jambe mais ça ne sert à rien. Il veut m'enlever les skis mais je m'y refuse. Je suis là, écroulé au sol, honteux de la situation et je vois en plus nos adversaires du jour nous passer devant. Nous avions tellement de volonté et fait d'efforts pour être en avant de la course ! C'est plus que frustrant. Finalement au bout de plus de 10 minutes, je me relève et je repars. A peine ai-je fais deux virages que mon ski gauche déchasse et part droit dans la pente d'un petit vallon. Le contrôleur m'a en fait enlevé la sécurité de montée et la fixation s'est ouverte ! Marc s'élance derrière le ski et le récupère 50 mètres en contrebas. Nous nous rejoingnons sur l'itinéraire de course, mais cette petite descente sur un ski va me provoquer une nouvelle crampe à l'adducteur gauche cette fois. C'est horrible. Je serre les dents et je repars. Marc est désabusé et je le comprends. La fin du parcours consiste à mettre les skis sur le sac et prendre un petit sentier forestier parsemé de pièges, sous la forme de glace cachée sous des feuilles mortes !. Avec mes jambes en béton c'est du sport. dscf1074_jpg.jpgJe passe la ligne d'arrivée, non pas fatigué, mais usé mentalement et avec une contracture monumentale à la cuisse droite. (Marc est en arrière plan sous l'arche).

Le reste de la journée va être compliqué dans ma tête. J'ai brisé l'ambition que nous avions et nous sommes 19ème au général, loin des premiers, loin des vétérans Gilles Contharet et Thierry Jorioz qui nous ont pris plus de 9 minutes alors que nous en avions au moins 8 d'avance avant la bascule de la dernière descente !

Je vais passer le reste du temps à essayer de récupérer. Marc gentillement me prête un "Compex" et je me masse profondément le muscle. Trés ennervé je ne vais pas dormir de la courte nuit qui arrive.

Au petit matin nous nous rendons au départ de la deuxième journée avec au programme 5 montées, 3 grands portages avec crampons et 2350m de dénivelé à avaler. Le départ est donné dans le massif du Charvin au départ de "Sous l'aiguille". L'oganisation nous a concoté une première montée à pied, raide et dans les bois sur un petit sentier. Marc et moi ne sommes pas très motivés, mais nous faisons bonne figure. Au "Top" donné par un coup de fusil de chasse !!! la meute part droit dans un champ raide pour rejoindre le sentier. Nous ne sommes pas en action et nous nous retrouvons loin des premiers. Il va en être ainsi pendant 400m de dénivelé jusqu'au chaussage des skis. Marc.jpgIl nous faut alors dépasser tous les concurrents moins rapides que nous habituellement et on va y laisser un peu d'énergie. Marc est devant et il donne le rythme. Je sens tout de suite que je suis en forme, mais je n'ose rien dire pour ne pas donner de faux espoirs à Marc. J'ai toujours peur que les crampes reviennent. Je sens d'ailleurs une douleur importante dans la cuisse droite. Cette première et longue montée de 1100m se termine par un long portage. Le parcours est magnifique et je prends du plaisir. En plus je n'ai aucun mal à suivre Marc, ce qui me rassure. Nous remontons les équipes une à une et au sommet du second sommet nous sommes revenus à la 13ème position (sur les indications d'un contrôleur). Les portages sont raides et les descente croutées. Par contre les traces de montées ne sont pas trop difficiles. A la fin de 3ème montée nous sommes revenus au contact de 4 équipes. Je n'ose toujours pas dire à Marc que tout va bien et nous temporisons un peu. Dans les manipulations nous prenons notre temps et c'est une erreur. Lors des deux montées suivantes nous allons dépasser des concurrents et nous retrouver avec les équipes Chaix-Pommeret et Millius-Barthélémy. Lors du dernier repautage pour rejoindre l'arrivée, Ludovic Pommeret va avoir un problème de fixation et nous allons les dépasser. Finalement nous terminons cette étape 8ème. C'est inespéré au vu du début de course poussif que nous avons fait. Nous allons attendre l'arrivée des vétérans Gontharet et Jorioz, qui vont nous battre pour 21 petites secondes au général des deux étapes ! C'est ça le sport et c'est génial.

Avec Marc nous sommes partagés entre satisfaction d'avoir quand même montré notre niveau et la frustration du premier jour. Je pense surtout à mon coéquipier à qui j'ai fais défaut samedi. En plus, avec le carctère de gagnant que j'ai habituellement, je suis un déstabilisé. DSCF1629.JPGAu classement général nous terminons 16ème et 2ème vétérans. Il faudra que Marc et moi refassions équipe rapidement pour gommer ce petit échec de notre collaboration.

 

Après un bon repas à Thônes et la remise des prix assez tardive, je dis au revoir à Marc et à de nombreux copains de compétition qu'il est toujours agréable de retrouver au fil de l'hiver. Le retour seul jusqu'à Jausiers a été long !

A la semaine prochaine pour les Sybelles où je vais faire équipe avec Lionel Jaccoud, puisque David est toujours blessé.

 

 

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Published by ALAIN04850 - dans ski alpinisme
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