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26 mars 2012 1 26 /03 /mars /2012 15:54

Avec Wilfrid nous sommes Champions de France vétérans !


les-7-laux-course-de-ski-alpinisme.jpgDans la continuité de la Pierra-Menta, j’ai couru en équipe avec Wilfrid JUMERE les championnats de France 2012 de ski-alpinisme, ayant pour support la compétition de « La Belle étoile » dans le massif de Belledonne en Isère. Dans un premier temps j’ai hésité à me présenter au départ de cette compétition car les sensations mitigées des quatre jours de Pierra-Menta m’ont fait beaucoup douter. Finalement je prends le risque de me présenter au départ, pour un long parcours de 2303m d+, 4 passages à pied en arrêtes et des descentes techniques. Pendant la semaine précédente, j’ai donc reposé mon corps le plus possible et je n’ai mis les skis que trois fois pour des  parcours simples. J’arrive donc samedi soir à Prapoutel, où avec Wilfrid et son père, nous partageons la même chambre.

alain-willy-2.jpgAu matin lors de l’échauffement nous croisons les membres de l’équipe de France, les compétiteurs habituels du Dauphiné, mais aussi des Pyrénéens et d’autres du massif alpin.

Le départ est donné sur un chemin assez étroit où dès le coup de sifflet nous devons faire un effort pour bien nous placer. Je reste dans les skis de Wilfrid et nous nous plaçons en 8 ou 9ème position. Assez rapidement nous prenons une pente raide qui étirer le peloton. Nous ne sommes pas idéalement placés en nous trouvant en 6ème place, mais un peu distancés par les équipes de tête. Cette montée 630m d+ va nous amener à la « dent de Bédina ». A l’avant, Alexis Sevennec et Valentin Favre ont déjà produit leur effort et le trou est fait avec l’équipe de Yannick Buffet et Didier Blanc. En suivant il y a Sébastien Vernaz – idris Hirsch, Adrien Piccot – Alexandre Duc-Gonninaz , Léo Viret – Alexis Bonnel, et nous sommes juste derrière à environ 30 secondes. Plus en arrière le trou est fait définitivement.  alain-willy.jpgUn court portage des skis dans des rochers, un rechaussage express et nous basculons pour une descente rapide en neige bien dure et gelée, nous commençons la deuxième montée avec un peu plus de retard. Je prends les devants et avec Wilfrid nous remontons sur les trois équipes qui nous précèdent. Avant un long portage des skis et un cheminement sur cordes fixes, nous passons entre Léo Viret et son équipier Alexis Bonnel. L’arrête suivie est magnifique et nous arrivons ainsi à la « dent du Pra ».  Derrière c’est une descente dans une neige froide hivernale, où nous allons être à nouveau un peu distancés.

SAM_0072.JPGLa suite nous amène vers le sommet de la « Belle Etoile » perché à 2718m d’altitude et qui a donné son nom à la course. Nous passons toujours en 6ème position avec des écarts stabilisés. Je suis en forme, je n’ai pas de douleur physique et Wilfrid semble également bien. Au bas de la descente qui suit, nous sommes surpris de voir arriver  Adrien Piccot au repautage en même temps que nous. En fait il est descendu un trop bas et dû remonter quelques mètres de plus. Nous repartons pour la quatrième montée presque au contact des trois équipes devant nous, dans une trace très technique sur une arrête, suivie d’un beau portage. Les paysages sont magnifiques et le temps splendide. Dans la descente qui vient nous perdons un peu de temps. A l’avant les « jeunes » vont très vite et sont sans crainte ! La dernière montée courte de 200m d+ commence par une pente raide sous un soleil généreux. Il fait chaud. Un portage pénible en neige nous fait passer à la « cîme de la Jasse ». Le trou est fait et nous décidons d’assurer un peu la dernière descente vers la ligne d’arrivée. En plus la neige à cet endroit est très difficile à skier, dans une pente raide, gelée et marquée par les traces des skieurs des jours précédents. Au final nous finissons 6ème au scratch de ce championnat de France à 4’24 » du podium toutes catégories, mais surtout nous remportons le titre en catégorie vétérans, ce que nous étions venus chercher avec Wilfrid. Les seconds sont à près de 20 minutes derrière nous. Nous sommes très contents de notre course et je suis rassuré par mon état physique. Wilfrid est en plus un excellent coéquipier avec qui je me suis bien entendu. Pour moi l’année 2012 aura été complète avec les deux titres en individuel et équipe pour la catégorie des vétérans. Vivement les championnats 2013 !    Pour ce qui concerne la compétition de « La Belle étoile », je conseille vivement à tout le monde venir parcourir cette partie du massif de Belledonne, avec une organisation parfaite, un traçage exceptionnel (merci Julien !) et des bénévoles enthousiastes.

Les RESULTATS

Deux vidéos de la course


 

 


 
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22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 20:09

Pour cette Pierra-Menta 2012, je fais équipe avec Wilfrid JUMERE, un compétiteur Pyrénéen. Nos niveaux en course sont normalement très proches et j’espère que nous allons pouvoir réaliser un bon résultat dans cette course mythique. La compétition s’annonce toutefois difficile à la lecture des inscriptions et d’un niveau global toujours plus relevé chaque année et la présence de nombreux étrangers.

 

425833_3131907890962_1062695310_2834234_1011906423_n.jpg1ère étape jeudi 15 mars

Une bonne course et puis …

C’est un magnifique parcours de 2652m D+ et 6 ascensions qui nous attendent. On sent une grande concentration parmi les coureurs. Au start nous faisons une courte première montée de 85m qui est en fait un sprint intense. Après un dépautage et repautage tout aussi rapides nous entamons une longue montée de 940m. Avec Wilfrid nous nous retrouvons assez rapidement parmi la foule des coureurs. Notre rythme est bon et nous sommes à peu près à la 20ème place. La forme semble là et nous suivons l’équipe de Martial Prémat et Fabien Tagand jusqu’au sommet. Après une bonne descente la course nous amène vers le sommet du Mirantin. Toujours bien positionnés nous passons par une section à pied dans des rhododendrons et une belle arrête en rochers et en neige, très esthétique. Le chaussage des skis se fait aux abords d’un beau couloir raide. Tout va bien et notre allure est bonne. Lors de la montée vers le pas de l’âne, je commence à sentir l’arrivée de crampes à l’adducteur de la cuisse  gauche. Je ralentis un peu et Wilfrid passe devant moi. Nous sommes alors doublés par trois ou quatre équipes, mais nous restons au contact. La suite devient plus difficile, car la descente suivante me fait mal à la cuisse et j’entreprends l’ascension du sommet de la « Grande Journée » avec beaucoup d’inquiétude. Je temporise sur la fin de l’arrête que nous faisons à pied et nous sommes encore dépassés par deux équipes. Une belle descente de 620m et il ne reste plus qu’une dernière montée  de 117m à peine. Je vais y vivre mon petit calvaire de la course. Les crampes se déclenchent aux deux jambes. Je suis incapable d’avancer. Wilfrid vient à mon secours et me masse les muscles. Je parviens difficilement au sommet en ayant perdu beaucoup de temps. La plongée sur l’arrivée se passe sans incident. Nous pointons à la 34ème place. Je suis vraiment déçu et je m’en veux vis-à-vis de Wilfrid.

Place au massage, à la récupération au briefing et la préparation de la deuxième étape…

 

1396516-copie-2.jpg2ème étape

Un incident mineur pour une conséquence importante …

La deuxième étape présente un dénivelé de 2735m d+ dans le secteur du mont Coin, avec  6 montées, 4 passage à pied et 15 manip. Un beau programme.

Le départ est identique à la veille, mais la descente qui suit doit nous amener à Arêches que nous allons traverser à pied.

Au start, nous sommes en première ligne et l’allure est tout de suite très rapide. Après 150m de distance, un coureur situé à ma gauche, plante involontairement son bâton dans l’attache élastique de ma peluche. La pointe du bâton dégrafe la peau et casse la rondelle de maintien. Au moment où je veux m’arrêter pour la replacer, un autre concurrent marche la spatule de son ski sur la peau et comme je suis encore en mouvement, la peau fini par s’enlever presque entièrement. Je suis alors à l’arrêt et je remets la peluche en place rapidement, mais je repars dans les derniers du peloton ! La galère commence. Je suis obligé de me mettre à fond pour remonter le plus de concurrents avant la fin de cette courte montée de 85m d+. C’est trop tard ! Je suis bloqué à l’arrière de la course et la densité des coureurs m’empêche de doubler efficacement. La descente sur Arêches se fait avec plusieurs ralentissements importants pour franchir quelques resserrements qui se franchissent normalement à vitesse grand « V ». Aux abords du village nous mettons les skis sur le sac, pour une course à pied dans les ruelles, qui va durer environ 2kms. Je double pas mal de coureurs, mais je suis dans le rouge vif ! Au repautage pour une longue ascension de 1000m d+, je rencontre de grosses difficultés pour doubler. Le terrain ne s’y prête pas du tout et je dois le plus souvent patienter derrière des petits groupes qui sont dans des allures intermédiaires. Au bout de 600m j’aperçois enfin Wilfrid qui a temporisé pour m’attendre. Il est environ 150m d+ au-dessus de moi. Nous nous retrouvons au sommet de cette montée et nous ne trainons pas pour réaliser la descente suivante. La remontée vers les Embouchus m’est très pénible. J’ai les cuisses douloureuses et remplie d’acide lactique suite à mes nombreuses accélérations précédentes. Le moral est en berne et je n’arrive pas donner du rythme. Je subis la course et je souffre.  Il va en être ainsi jusqu’au sommet des deux ascensions suivantes jusqu’au mont Coin. Le temps est pourtant magnifique et la neige bonne à skier. Finalement nous allons réussir à doubler quelques équipes dans les descentes et également dans la dernière montée au soleil, dans laquelle j’arrive à limiter les dégâts. Avec Wilfrid nous basculons pour l’ultime descente vers le Planay, mais les péripéties ne sont pas terminées. Dans un petit couloir nous doublons une équipe, mais le deuxième équipier accroche mon bâton amont lors du dépassement, qui prit dans un étau entre la neige et son ski, se casse en deux morceaux ! Je termine la course avec un seul bâton et quelques €uros à dépenser dans l’après-midi pour en acheter des nouveaux !!!

Nous terminons 40ème de l’étape et nous sommes maintenant 38ème au général. Je suis fatigué physiquement mais surtout psychologiquement par les circonstances de la course.

 

113664_t2.jpg3ème étape

Le parcours initiatique de la Pierra Menta avec le Grand Mont en point d’orgue …

C’est encore une longue course qui nous attend avec 2600m d+ et le passage au Grand Mont et ses spectateurs amassés au sommet.

Dès le départ je n’ai pas d’envie et je n’arrive pas à accélérer. Du coup je me situe dans une allure tampon. Wilfrid lui est devant et il monte vite. La première montée de plus de 1100m d+ ne me motive pas beaucoup et comme la veille je subis la course. Même le passage au col de la Forclaz et ses nombreux spectateurs ne « bouste » pas mon tempo. J’en suis navré pour Wilfrid, mais c’est encore une journée où nous allons rester aux alentours de la 40ème place. La montée vers le Grand Mont est portant magnifique, l’arrête rocheuse très esthétique et le passage au sommet donne des frissons avec la foule, les encouragements, les grelots, la musique. Une ambiance unique pour une compétition de ski-alpinisme. Nous réalisons une bonne descente, puis nous remontons à nouveau vers le col de la Forclaz, où il nous faut doubler les juniors de la Pierra Menta Jeunes qui sont à ce moment-là sur le même parcours que nous. La dernière descente, digne de la Perra Menta, fait mal aux jambes et clôture une journée qui a été de nouveau difficile pour moi.

Nous sommes maintenant 39ème au général.

 

487138_3140108375969_1062695310_2839513_1084034980_n.jpg4ème étape

Un regain de forme …

Le passage au grand Mont la veille m’a redonné un peu d’envie et dès le réveil je suis un peu plus motivé. Avec Wilfrid nous avons décidé de ne pas nous distancer par nos poursuivants directs que sont les anglais Carron Scrimgeour et Jon Bracey. Dans la première montée nous restons bien au contact et j’ai de bonnes sensations. La trace est souvent raide ce qui me convient bien. Finalement nous prenons un peu d’avance sur nos concurrents directs et nous sommes bien placés au général. L’étape longue de 1740m d+, va nous faire passer au sommet de la Pointe des Mines, par une arrête à pied de 300m d+ avec les crampons. Je suis fatigué mais je tiens bon. Nous basculons pour une descente finale entrecoupée d’une courte remontée en peau de 40m d+. Nous perdons quelques places à cet endroit et dans la descente finale, mais nous coupons tout de même la ligne en 27ème position de l’étape. C’est quand même mieux que les jours précédents et plus en phase avec notre niveau.

Avec Wilfrid nous finissons cette Pierra Menta en 37ème position. Un résultat toutefois honorable. Nous ne sommes pas les seuls à avoir connu des problèmes, qu’ils soient physiques, techniques ou moral. Bien sûr dans notre équipe j’ai largement pris tous ces problèmes à mon compte !

 

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5 mars 2012 1 05 /03 /mars /2012 15:34

MAGIQUE, MAGNIFIQUE, MAIS J'AI VRAIMENT ETE DANS LE DUR !!!


XTF_5075.JPGCette XIXème édition de la Grande Trace, restera pour moi un souvenir fort avec de multiples sensations. Initialement je devais faire équipe sur le parcours A, avec Marc Buisson, mais le changement de date du samedi à la place du dimanche pour des raison météo, vont obliger Marc à renoncer. Je suis alors contacté par le jeune Léo Viret, espoir du ski-alpinisme, pour courir avec lui. Ce challenge de nous associer alors que nous avons 27 ans d’écart d’âge, me plait énormément, même si je sais que Léo est naturellement plus fort que moi et que je vais devoir m’accrocher.

Le parcours proposé par Yannick Gast et sa belle équipe de bénévoles et très ambitieux, puisqu’il prévoit l’ascension du Grand Férant par la voir du Chorum Olympique, cavité naturelle creusée dans la roche tel un tunnel dans une pente raide, un itinéraire très long en distance et un dénivelé total de 2700m d+.

Le départ est donné depuis les pistes de ski de fond de la Jarjatte pour une première montée de 950m d+. Nous nous plaçons rapidement dans les premières équipes, mais laissons filer Mathéo Jacquemoud et Xavier Gachet qui seront intouchables. Dans cette montée nous sommes au coude à coude avec les équipes Ludovic Pommeret – Cyril Gignoux et Maxime Léger – Julien Brottet. Rapidement je vais galérer à cause d’un mauvais choix de peluches qui ne tiennent absolument rien sur la neige transformée et gélée au petit matin. Je pousse fort sur les bâtons, mais je laisse une énergie folle. Je monte un peu en ciseaux-escaliers en étant peu efficace. XTF_4726.JPGFinalement c’est Ludo Pommeret qui va me donner la solution, en mettant ses skis sur le sac et en finissant à pied la montée. Cyril Gignoux et Maxime Léger qui ont de bonnes peluches montent sans encombre et c’est énervant. Nos trois équipes basculent pour une courte descente entrecoupée d’un portage des skis, puis une remontée de 200md+ avec les crampons. Lors du rechaussage des skis, je claque ma chaussure sur le clapet de la fixation arrière droite et je le casse net ! Ce n’est pas bon signe pour le reste du parcours. La descente qui suit se fait sur une neige encore gelée mais bien skiable. Dans une petite pente, Julien Brottet va chuter devant moi. Il me semble que cette chute est bénigne, mais en fait il a cassé un ski et s’est légèrement râpé la paumette. C’est la fin de course pour lui et Maxime Léger finira le parcours seul.

XTF_4909.JPGAu repautage suivant je suis inquiet pour ma fixation et ce qui reste de mon clapet n’est pas suffisant pour soutenir ma chaussure qui va bien entendu se remettre en position descente ! Léo rapidement prend la décision de passer un de ses skis et de prendre le mien en montée, car comme il chausse plus petit il ne sera pas gêné. Par contre il aura un pied à plat sur un ski et un pied avec une cale pour l’autre !

Nous entamons alors une longue ascension de plus de 900m avec un long plat au départ. Le parcours emprunte un très beau canyon et un court passage à pied le long d’une cascade de glace. Nous parvenons à revenir un peu sur l’équipe de Ludo et Val et à tenir à distance celle de Yann Gachet Grégory Nantermoz. Vers la fin de cette montée je ressent une grosse fatigue et j’ai du mal à donner du rythme. Je suis en train de payer cash les efforts de la première montée sur la glace. A la bascule je suis presque épuisé et il faut en plus que je gère mon problème de fixation, car lui ayant fait faire un demi-tour pour qu’elle n’accroche la chaussure de Léo dans la montée, elle s’est bloquée dans cette position et il est impossible de la faire tourner à la main. Je fais dons la descente suivante avec un pied en télémark. XTF_4913.JPGLéo est lui très  facile dans cette course et il m’encourage souvent. Au repautage pour la montée du Grand Ferrand, mes mésaventures ont laissé le champ libre à Ludo et Cyril qui tiennent sans problème la deuxième place.  Après une courte montée à ski de 200m d+, nous arrivons au début du Chorum Olympique, où il nous faut mettre les crampons. Là une surprise nous attend, puisque la poche du sac de Léo s’est ouverte et qu’il a perdu ses crampons sur le parcours ! Le contrôleur refuse que Léo parte dans le Chorum ainsi. Heureusement derrière nous se trouve une randonneuse qui ne participe pas à la compétition et qui va gentiment donner les siens à Léo. Un réglage rapide et la course continue. Ouf !

La traversée des deux Chorum est magique et bien que très fatigué j’ai le temps d’apprécier ces lieux superbes. Léo continue à m’encourager et me donne un peu de gel pour terminer ce passage. Au passage nous évitons une chute pierres, provoquée par Cyril. XTF_5184.JPG Un amical bonjour à Florent Besses qui pour l’occasion est bénévole sur l’épreuve et se trouve dans le deuxième Chorum. Nous atteignons le sommet du Grand Ferrand. La vue est saisissante. Le début de la descente se fait à pied avec skis et bâtons sur le sac. Dans cette partie je vais perdre un bâton sans m’en rendre compte ! Décidément c’est vraiment un jour particulier. Pas d’incende particulière sur notre progression, puisque la neige est très bonne à skier et sans piège particulier. Dans la dernière courte remontée de 65m d+, Léo va me prêtre un de ses bâtons. Lui est encore assez frais et se suffi d’un seul. La plongée sur l’arrivée se fait avec un énième portage des skis, puis un long pas du patineur sur les pistes de ski de fond où je pousse avec un seul bâton. Nous sommes troisième, ce qui à la vue des évènements passés et de ma forme du jour très moyenne, est plutôt positif. SAM_0031-copie-1.JPGLéo a été un excellent co-équipier, qui a vraiment joué le jeu de l’équipe en me soutenant en permanence et m’aidant pour toutes les manipulations techniques. Je lui souhaite une très belle carrière de sportif de haut niveau pour les années à venir. 

 

Un merci tout spécial à Christophe Aubonnet pour la qualité des photos prises ici et à la TSF Millet.

 

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4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 14:05

Une course en demi-teinte

022.JPGC’est ma troisième participation à cette compétition dans la Vallée des Villards, qui offre une beau parcours de ski-alpinisme  sur barrière nord du massif de Belledonne.

Pour cette édition j’ai fait équipe avec Valéry Chaix, solide montagnard et membre de l’équipe du CAF excellence, que j’ai l’habitude de rencontrer sur les différentes compétitions de la saison et avec qui je ferraille souvent. Nous décidons que Val va donner le rythme de notre course.

Le départ toujours assez difficile en raison d’une piste forestière assez étroite, nous enferme un peu, mais la course est longue, surtout la première ascension de 950m d+. Je sens que nous sommes un peu lent et rapidement nous nous faisons distancer par les premières équipes. Dès la sortie de la piste forestière, Gilles Gontharet et Thierry Jorioz nous distance et Val n’arrive pas à changer d’allure. De même Cyril Gignoux et Sylvain Montagny nous dépassent. Nous progressons encore quelques instants dans la brume matinale, puis nous passons au-dessus pour voir un beau ciel bleu. Je décide alors de passer devant et prendre un peu Valéry avec l’élastique. Nous remontons assez vite sur Cyril et Sylvain et comblons notre écart avec Maxime Léger et Julien Brottet. Nous nous trouvons aux alentours de la 12ème place. La fin de cette montée à la Brèche du Jarnalet se termine avec les skis sur le sac. La descente qui suit est dans une neige de bonne qualité, mais je vais la faire avec la chaussure gauche ouverte, car les leviers neufs que j’ai changé dans la semaine ont du mal à fermer. Au repautage nous partons en compagnie de Cyril et Sylvain, qui ne vont pas nous lâcher pendant les 2/3 de la course.  Dans cette montée je ne prends pas Val à l’élastique car les traces sont gelées et mes peaux zipperaient trop souvent pour être efficace. Notre rythme est moyen et devantles équipes sont déjà bien étirées. Nous accédons au Sommet de la crête du Merlet, par un couloir à pied de 150m d+ et une vue magnifique. Dans la dscente suivante nous allons passer à côté de Thierry Jorioz qui a chuté sur une partie glacée et s’est légèrement blessé au visage. De plus il a perdu un ski, que Gilles Gontharet ira chercher pour qu’ils puissent terminer la course. Avec cette mésaventure, Valéry et moi reprenons la tête des équipes de la catégorie Vétérans. Les deux ascensions suivantes ne vont rien changer à notre position. Ce n’est que dans la dernière descente que nous reprenons une place au classement général, pour franchir la ligne 11ème au scratch et 1er vétéran . Val était dans une journée moyenne, mais c’est le sort de chacun d’entre nous dans les longues saisons de ski-alpinisme. La victoire revient à Sébastien Vernaz-Piémont et Philippe Blanc.

 

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19 février 2012 7 19 /02 /février /2012 16:31

Frayeur en course ...

 

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Après mon retour de la TSF Millet, j'ai pris un coup de froid et j'ai été malade toute la semaine, avec la toux et le rhume. Samedi matin comme par enchantement plus aucun signe de maladie et je décide d'aller vers la Mure 38, pour participer au Rallye des Crêtes du Grand Serre, compétition de l'Alpi skitour 2012.

Dès le briefing, on nous annonce une possible arrivée du brouillard et un parcours de repli sera peut-être décidé en cours de compétition.

C'est un beau plateau pour cette course discrète, qui se présente sur la ligne de départ.

La première montée est un bon coup de cul sur une piste de ski, pour 320m d+ avec un mur bien raide en sortie. Très vite Mathéo Jacquemoud prend les commandes et va s'envoler tranquillement vers la victoire. Il précède Martial Prémat que je suis à une quinzaine de secondes.

Nous basculons dans une courte et raide descente, pour entreprendre la montée la plus longue de 650m d+ avec un portage et crampons de 150m. Je suis suivi de prés par Sébastien Louvet qui est sur le parcours B et Valéry Chaix. Je mets un plus d'allure pour faire les manipulations techniques seul et je les distance un peu. Le brouillard est maintenant intense. Parfois je sais plus très bien où est la trace de montée. DSC00311.jpgAu sommet je suis troisème. Je n'y vois rien et je demande aux contrôleurs où est la descente. Ils m'indiquent une direction en me disant c'est tout droit !

Je m'élance et sans visibilité je fais un dérapage en partant un peu sur la gauche de la pente exposée Ouest. A un moment je ne dérape plus et c'est la pente sous moi qui avance ! Une plaque très dure vient de céder sous mon passage et je pars avec elle. J'arrive à rester debout en mettant ma main gauche sur la plaque. Je crie "AVALANCHE, JE PARS AVEC UNE PLAQUE...", les contrôleurs juste au-dessus ne semblent pas prendre conscience de la situation. Au bout d'une trentaine de mètres, la plaque se stabilise. Je pense qu'elle a du s'accrocher dans les ancrages rocheux affleurants de la partie gauche de la pente. J'en profite pour remonter rapidement et en douceur en escalier, afin de repasser la cassure. Je vois alors Valéry Chaix entreprendre la descente plus à droite. Je profite de son passsage qui me donne une référence visuelle pour m'extraire de ce mauvais endroit. Pris dans la course, je recolle à Valéry, mais je suis assez boulerversé. Au passage des contrôleurs au bas de la pente je signale à nouveau ma déconvenue, mais ils ne semblent toujours pas y prêter trop attention !

Avec Valéry nous perdons le jalonnement de descente qui est très espacé et peu visible. On descent au pif au mètre, puis on fini par retrouver un jalon. Finalement on arrive au repautage suivant et nous découvrons avec surprise que Sébastien Louvet a fini sa manip et va repartir, alors qu'il était normalement derrière nous ! On s'est bien planté dans l'itinéraire. Nous repartons à ses trousses et les contrôleurs nous avertissent que la course est réduite et qu'il s'agit de la dernièer montée. Je fais l'effort pour rejoindre Sébastien et Valéry va lacher un peu. Nous basculons pour l'ultime descente, toujours dans le brouillard. Sébastien va même sauter une petite corniche et tomber, mais sans incidence. Nous descendons ensemble et nous décidons de passer la ligne main dans la main. Je suis troisième au scratch du parcours A et premier vétéran, Sébastien gagne le parcours B. Quand à Valéry il va se perdre dans la descente et se faire dépasser par Lionel Claudepierre.

La course est gagnée par Mathéo devant Martial Prémat, pour une courte compétition de 1190m d+ au total.

Pour ma part je suis surtout content de rentrer à la maison entier et très sceptique sur certaines prises de décision ...

 

Les PHOTOS ET RESULTATS

 

 

 

 

 

 

 

 

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13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 19:40

Dans le Top 10 avec Cyril Gignoux ...

 

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 Splendide compétition proposée par les CAF Faverges et Aravis sur deux jours. Un véritable esprit montagne et des parcours très exigeants étaient une nouvelle fois au programme .

Contacté par Cyril Gignoux, membre du Caf excellence, pour faire équipe ensemble, j'ai sauté sur l'occasion pour partager cet effort avec lui. Avec le plateau de coureurs présents cette années, une vingtaines d'équipes pouvaient prétendre aux places d'honneurs. Pour ma part j'avais très envie de terminer dans les 10 premiers du scratch sur les 161 équipes au départ.

La première étape, le samedi, nous proposait 2500m d+ sur le massif de la Tournette au départ du Cropt.

dscf3129_jpg.jpegAprès un start digne de la TSF avec un virage à 180° dès les premiers mètres de course, je laisse Cyril m'ouvrir la route et j'emboite son pas en jouant un peu des coudes. Il faut faire attention à ne pas casser de matériel et surtout les bâtons. Nous sommes bien placés et je trouve que le départ n'est pas rapide. Je sens immédiatement les bonnes sensations de la forme du jour. Cette première montée de plus de 1000m avec un portage ski sur le sac ce fait à bon rythme. Cyril a un peu de mal à accélérer et je le prends à l'élastique pour les 350 derniers mètres de D+. Nous basculons pour la première descente dans les premières équipes. Copie-de-XTF_1731.JPGSeconde montée où à nouveau je donne le tempo à l'élastique et Cyril répond bien. Le peloton s'étire sur les flancs blancs de la Tournette. Nous somems suivis de près par Ludovic Pommeret et Valéry Chaix. Ludo tire Val dans les mêmes conditions que moi. Belle bagarre dans la troisième montée avec un portage court. Ludo et Val ne nous lâchent pas et d'autres poursuivants ne sont pas loin. La quatrième montée de plus de 600m d+ va être grandiose. Je décide de'essayer de distancer Ludo et Val car ils vont plus vite que nous en descente. je donne un rythme plus important en tirant fort sur l'élastique. C'est dur, la trace de montée est un peu raide pour cet exercice et l'altitude n'arrange pas les choses. Finalement nous parvenons au "Fauteuil" pour nous élancer dans la plus grande descente avec un peu plus d'avance. Nous sommes à la 7ème position au scratch à ce moment là. Cette partie est technique et physique. Cyril un peu émoussé à du mal à descendre vite. Les jambes sont un peu "cramées". Nous parvenons à repauter pour une courte dernière remontée devant Ludo et Val, mais avec peu de marge. Une ultime descente nous permet toutefois de rester à la 7ème place sur la ligne d'arrivée. Belle bagarre et beau résultat du jour. Cyril et moi sommes conscients que l'étape du dimanche sera dure et que notre place est précaire.

Après une bonne soirée dans notre hébergement, je m'occupe activement de la récupération en buvant beaucoup, me massant les jambes et profitant de l'effet régénérant de mon Compex. Je partage ma chambre avec David Poncet, mon ami de la Vallée de l'Ubaye qui fait équipe avec Marc Arvin-Bérod, et nous étudions techniquement l'étape du lendemain.

419893_253680794706148_100001926871224_571000_166758041_n.jpgDimanche matin direction "Sous l'Aiguille" à Manigod, lieu de l'étape des Sources du Fier. Il fait un froid glacial à -15°c. L'échauffement est pénible et peu efficace. Le départ nous est donné par un bon coup de fusil de chasse ! Comme la veille je laisse Cyril devant pour ouvrir la voie. Je sens immédiatement que son allure n'est pas assez rapide. Je passe devant lui et je me rend compte qu'il est dans une mauvaise journée. Rapidement je lui donne l'élastique et je tire fort pour rester au contact des équipes qui la veille étaient légèrement derrière nous. J'accroche mon regard sur l'arrière des chaussures de Gilles Gontharet du Caf Albertville et je reste dans son rythme. Cette longue première montée du jour de 105m d+ va être difficile. Je suis conscient qu'en tirant aussi fort dès le départ je prends un risque important et que je vais peut-être prendre un "éclat" plus tard ! La fin de la montée est ponctuée par une partie à pied avec les crampons. XTF_7791.JPGDescente rapide puis remontée où à nous je donne le ton. Cyril s'accroche bien et il est courageux. Il manque sans doute un peu de dénivelé pour l'instant, mais son expérience lui permet de tout donner et de rester efficace. Nous nous maintenons dans les 15 premières équipes et profitons de la fougue de Léo Viret qui va encourager de la voix son équipier pendant toute la course. bel entousiasme de ces jeunes et talentueux compétiteurs.

Dans la 3ème ascension nous bataillons avec Philippe Céran et Olivier Chacornac. Ludo et Val sont juste derrière nous au contact. La fin de cette montée est marquée par un portage des skis avec les crampons. Dans une courte mais raide descente du portage, je vais presque buter contre Olivier. Je fais un mauvais pas et mon crampons droit déchausse. Je pars vers l'avant et je tombe. Un de mes skis sur le sac se détache et s'en va se promer seul dans la pente. Heureusement il se plante 30m plus bas sans dommage. Je cours le récupérer mais dans l'énervement je n'arrive plus à mettre mes crampons dans mon sac. Cyril vient à ma rescousse me glisse les crampons dans la poche du sac et m'aide à enlever mes peaux. Comme je suis dans la poudreuse mes peaux vont se glacer de neige fraiche. Ce ne sera pas sans concéquence. Val et Ludo nous ont distancé dans cette dernière descente. Nous repautons peu aprés eux pour la courte montée vers l'arrivée. Je prends Cyril à l'eslastique mais très vite la peau de mon ski droit se décolle. XTF 2403Cyril me dit de bien faire glisser le ski sur la peau mais c'est peine perdue. je finis par la perdre après 50m de d+. Je peste, j'enlève mon ski et remets une autre peau. Cyril s'est détaché et poursuit la montée. Je perds cette nouvelle peau car mon ski est glacé. Je récupère ma troisième paire de peluche en enlevant mon sac et je recolle encore une fois. Finalement ça tient. Je recolle inextrémiste à Cyril pour passer la ligne dans sa foulée. L'effort a été rude mais la course superbe de courage et de cohésion. Nous préservons l'essentiel puisque seuls Ludo et Val nous passent devant au général et nous finissons à une superbe 8° place au scratch. Objectif atteint et belle rencontre avec Cyril. Le partage de l'effort, de la douleur, du courage et de l'entraide sont les moteurs de la course en équipe et nous les avons exploités.

Merci aux organisateurs de nous offrir des compéttions de cet envergure et aux photographes qui m'ont permis d'agrémenter ce récit.

Les RESULTATS COMPLETS

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6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 19:54

Je conserve mon titre, malgré les aléas ...

 

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Cette année le championnat national FFCAM individuel, avait pour cadre grandiose le "Tour du Grand Veymont" à Gresse-en-Vercors (Isère). Panorama exceptionnel mais un froid polaire intense attendait les compétiteurs, mais aussi les courageux bénévoles et organisateurs de la course.

Au petit matin, dans l'ombre il a été difficile de s'échauffer par -25°c.

Je prends place sur la ligne avec envie et la forme semble être là. Départ toujours rapide sur piste, pour une montée qui va ressembler à une petite vertical race. A la bascule j'arrive en 4ème position, puis je me fais dépasser dès le début de la descente par le magicien Yann Gachet, qui est toujours aussi rapide dans les manips ! Lors de cette descente Alexis Bonnel va également me doubler comme un bolide. Au repautage je change de peluches car il fait vraiment trés froid. Je dois me trouver en 6ème position lorsque je perds la peau sous mon ski gauche. je suis un peu éberlué !  Maxime Léger qui est derrière moi à ce moment, récupère la peau et me la donne au passage. J'enlève mon ski et j'essaye de la remettre rapidement mais elle ne tient plus. Je sors une nouvelle peluche, puis je repars. Au bout de 150m je reperds cette nouvelle peluche ! Je suis trés énervé et je peste un peu fort. Devant la course s'échappe, mais je n'ai pas été rejoints par d'autres vétérans. Maintenant je mets la "gomme" et je reviens vers la tête de course. 402575_3203723334114_1297033790_3331264_1777101086_n.jpgCette deuxième montée est longue de 850m, dont 250m avec un portage et cramponnage dans le couloir de Pierre Blanche. Vers la fin du couloir je suis sur les talons d'Alexis Bonnel. Au sommet rangement des crampons, dépautage et descente versant plateau du Vercors, pour arriver au pied du Pas de la Ville. Je repaute tant bien que mal, mais les peaux ne veulent pas adhérer correctement. Je fais 150m de distance et je perds à nouveau une peau. J'enlève à nouveau un ski, prends ma troisième paire de peluche dans le sac et repars. Pas pour longtemps, car il n'y rien à faire la peau se décolle à nouveau ! Je recolle encore et fini par arriver au "Pas de la Ville". J'ai été dépassé plusieurs fois lors de ces déboires. Descente longue et rapide vers la station de Gresse, pour une 4ème montée de 380m d+. Encore des difficultés pour recoller les peaux et je commence cette ascension. Je suis rejoints par Ludovic Pommeret, qui va rester sur mes talons toute la montée. Je dégraffe par 2 fois l'avant des peaux mais j'arrive à les remetrre assez vite. IMG_3178.JPGAu sommet je bascule devant Ludo et reste devant jusqu'au dernier repautage pour regagner la ligne d'arrivée après une trés courte montée de 15m d+. Je galère encore avec les peaux et Ludo me dépose. Comme il n'y personne au contact, je fini au ralenti cette portion finale. Je suis 12ème au scratch et je remporte le titre en vétérans. En fait je le conserve puisque je l'avais déjà emporté l'année dernière à la Victor de Cessole dans les Alpes Maritimes. Valéry CHAIX est à nouveau second vétéran et c'est Philippe CERAN un ancien résident de l'Ubaye qui prend la 3ème place.

Le vainqueur toutes catégories confondues est Adrien PICCOT, qui devance Yann GACHET, auteur d'une course superbe et Martial PREMAT.

IMG_0049.JPGDu côté des jeunes, la vallée de l'Ubaye brille aussi ave les 3ème places de Steven CORBON en Cadets et Mathieu PASTOR en Juniors.

Merci à Yvon SCREMIN pour les photos au sommet du couloir de Pierre Blanche.

Bravo à tous les compétiteurs qui ont bravés les conditions diffciles de la montagne.

Au développé de ma montre je remarque que j'ai perdu au total 4'12" pour remettre les peaux lorsque je les ai perdu dans les montées ! dommage.

Les RESULTATS

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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 05:35

Quand ça ne veut pas ... ça veut pas !

 

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 Aucune préparation pour cet objectif important de la saison. Le mardi précédant j'attrappe un virus de gastro associé à deux jours de forte fièvre. Scotché dans mon lit, plus d'énergie, les jambes molles, au travail avec la fièvre... un pur moment de bonheur !

Jeudi tentative sur les skis peu concluante. Pas d'envie, courbatures et aucun rythme. Je suis toutefois décidé à me rendre à Courchevel, mais je n'ai plus aucune ambition.

La compétition va se dérouler samedi de nuit au départ de Courchevel 1300, pour se terminer 920m plus haut à la Loze.

Sur la ligne de départ je me place derrière Tony Sbalbi, mon favori chez les vétérans et prétendant à une place dans les premiers du scratch.

Au start, le peloton s'élance à fond. Après un virage serré à gauche, je me touve bien placé, puis je suis un peu "tassé" en bordure gauche de piste. Je tente de revenir plus dans la ligne et là, après 300m de distance, la spatule d'un autre concurrent me dégraffe par l'avant une peau. Je vois tout de suite 80cm de peluche pendre en dehors de mon ski. Je m'arrête et 3 autres coureurs vont passer sur la peau. C'est la cohue à cet endroit !

Au moment où je me baisse pour la refixer, un nouveau coureur me dégraffe de la même manière l'autre peau !

Dans la précipitation je replace mal la première peau et lui fait faire un demi tour sous le ski sans m'en apercevoir. Je repars et je m'en rends compte. J'essaye de continuer, mais c'est impossible il y a trop de freinage. Je m'arrête à nouveau et je replace correctement la peluche. Malheureusement elle a pris trop de neige et ne veut plus coller sur au moins 60 cm sous le pied. Ainsi, dans toutes les petites parties déversante, je n'aurai plus d'accroche normale.

La course, elle est déjà partie loin devant. Sur le coup je pense à abandonner, mais ce n'est pas mon style. Alors je repars dans les toutes dernières positions. Pendant 300m de D+, la ligne de course se rétrécit énormément et je me retrouve bloqué derrière des concurrents qui lachent prise avec le peloton. Je double mais ça me demande beaucoup d'énergie. Je vois devant moi la file des frontales qui s'est allongée et je ne distingue même plus les premiers.

Assez démotivé, avec une forme moyenne et sur une allure de "sénateur", je passe à Courchevel 1850m, après 500m D+. A cet endroit je me fais dépasser par Florent Besses, un jeune que je cotoie cet année sur les compétitions des Alpes du Sud. Je suis un peu piqué et ça va me redonner un peu de vitesse. Je le raccroche, le dépasse, puis je le laisse derrière moi pour les 420m d+ qui restent. Mais je sens quand même que je ne suis au top.  Je termine l'épreuve par deux murs assez raides qui vont beaucoup m'éprouver. Mais je ne dois pas être le seul dans ce cas ! 

Juste derrière moi se trouve Philippe WILLAY, un jeune vétéran de 56 ans !!! Il a une forme incroyable cette année.

Finalement je termine 36° au scratch (vraiment pas bien), et 4° vétérans (je me demande encore comment !). En analysant les temps de passage, j'ai perdu plus de 4 minutes sur Tony Sblabi, le vainqueur dans ma catégorie lors des 500 premiers métres, puis j'ai fais jeu égal pour les 420 derniers. Dommage, car avec une forme habituelle et sans la malchance de course, j'aurai pu l'inquièter.

A l'avant des championnats, c'est Kilian Jornet, venu en voisin mais hors classement qui l'emporte, devant le nouveau champion de France Yannick BUFFET.

Maintenant il ne me reste plus qu'à me remttre physiquement de cette semaine difficile.

Les résultats sont ICI

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23 janvier 2012 1 23 /01 /janvier /2012 20:24

Le fait de course, l'abandon, à oublier très vite ...

 

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 Avec David Poncet nous faisons équipe pour la "Pyramid'Oz" qui est une étape de la coupe de France.

Après une nuit à l'hôtel et les préparatifs matinaux habituels, nous nous présentons pour espérer un bon et je l'espère, très bon résultat. Au vu des concurrents j'ambitionne le podium au scratch.

La course doit faire 1800m de d+, avec 4 montées, dont 2 assez longues.

Nous sommes bien positionnés sur la ligne et au start je me place dans les toutes premières positions, au sommet de la courte montée initiale, je me retourne et je ne vois pas David. Je suis très étonné et je temporise jusqu'au premier dépautage. David arrive enfin et me dit brievement qu'il est tombé lors du départ, sans savoir pourquoi. En enlevant les peaux, il se rend compte en plus que son ski semble cassé !!!

chute.jpgGrace à une vidéo, on peut voir que David est en fait victime d'un ski qu'un concurrent pose sur l'arrière du sien, ce qui provoque sa chute, au cours de laquelle son ski se fissure. Pas le temps de trop réfléchir et nous continuons la course. Nous avons pris un énorme retard par rapport aux premières places et la trace dans la neige fraiche de 40cm rend impossible les dépassements. Je prends David avec l'élastique pour donner plus de rythme, mais c'est peine perdue. Juste avant un court portage je vais "dézipper" une peau en tirant trop fort sur l'élastique, et la glace va se figer sous mon ski. La galère continue et ja vais changer 3 fois de peau lors des derniers mètres de cette longue montée. Dès le début de la descente le ski fissuré de David se casse franchement en deux. La course est finie. En plus la neige nouvelle est importante et David va descendre jusqu'à la ligne d'arrivée avec difficulté. Il nous est impossible de poursuivre et nous abandonnons un peu incrédules.

A oublier très vite ...


 

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23 janvier 2012 1 23 /01 /janvier /2012 19:50

Belle performance du CESA-UBAYE

 

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Pour cette éditions 2012 de la "Ski Ecrins Alpinisme" ou "Open de Pelvoux", l'épreuve a servi de test pour le prochain championnat d'Europe de ski alpinisme. C'est sans doute la raison du plateau peu élevé et du manque de concurrents au départ à Puy St-Vincent 1800m.

Malgré tout une trentaine de compétiteurs sont là dont 7 à 8 concurrents pour la victoire et il va falloir être au rendez-vous.

En raison des récentes chutes de neige et du vent, le parcours est limité à 1200m de dénivélation positive, mais1850m de descente, pour arriver dans le village de Vallouise.

Le départ est assez rapide, surtout que le jeune Romain Philipp décide de passer en tête dès l'attaque d'une mono-trace en forêt, avec de la neige fraiche. Je ne veux pas rester bloqué derrière lui et je le dépasse rapidement en prenant quelques longueurs d'avance. La trace est assez technique et il faute relancer assez souvent. Je ne veux pas me mettre dans le rouge et je me contente de maintenir 50m d'avance sur David Poncet, Florent Besses et Romain Philipp.

Au premier dépautage, après 520m de d+, j'ai conservé un peu d'écart et je me lance prudemment dans la descente. Comme j'ai programmé avec David de courir le lendemain en équipe à la Pyramide d'Oz, j'essaye de garder de la marge pour ne pas avoir mal aux jambes.

Au repautage je n'ai que 50 secondes d'avance sur Florent et David. J'entame donc la deuxième montée de 630m avec un peu plus de rythme. En me retournant je vois que le trou est fait facilement et je vais donc gérer mon allure pour ne pas trop m'épuiser. Je me lance dans la dernière et très longue descente sur Vallouise, sans la pression de mes adversaires du jour. Cette partie est technique, avec de la neige assez délicate à skier, des affleurement de souches à éviter, un long faut plat avec une remontée en neige fraiche où il faut pousser fort sur les bâtons et avec des pas de patineur. Ensuite c'est une partie rapide sur piste avant de franchir un terrain accidenté, piégeux  et cassant dans des prés, pour rejoindre les pistes de ski de fond. Encore 7 ou 8 minutes en pas de patineur et je passe en vainqueur la ligne d'arrivée devant la fontaine du Village de Pelvoux. Je suis heureux de cette victoire dans une compétittion qui me tient à coeur, dans ce beau massif des Ecrins. David Poncet du même club que moi prend la deuxième place et Florent Besses la troisième , suite à une pénalité prise par Romain Philipp qui lui cède la place.

Maintenant direction Oz en Oisans pour couriri dès le elndemain la Pyramide avec David ...

 

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